La fête de la pêche n’est pas une occasion de fêter cette année compte tenu de l’acharnement du ministère à mettre fin à la pêche blanche organisée

Saint-Eustache, 30 mai 2017 – Les adeptes de pêche blanche n’ont pas le cœur à la fête cette année suite à la décision d’interdire la pêche aux poissons-appâts vivants. Cette décision a été prise suite à un amalgame que le ministère à fait avec le dossier de la carpe de roseau, un poisson qui a le dos large, en invoquant une disposition d’urgence non justifiée et démontrant une improvisation totale dans le dossier.

Durée : 5 ans
Nombre de joueurs : Un groupuscule gouvernemental

Contrecœur, 3 avril 2017 – Dans son budget de 2017, le gouvernement provincial a annoncé l’octroi de 5 M$ sur 5 ans, à raison de 1 M$ par année, pour le développement de la pêche sportive au Québec via le Ministère du Tourisme. Si, en apparence, cette annonce devrait réjouir l’industrie de la pêche blanche, il n’en est rien. Pourquoi? Parce que ces sommes sont loin d’être suffisantes pour palier les conséquences économiques désastreuses liées à la nouvelle règlementation imposée depuis le 1er avril par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d’interdire l’utilisation de poissons appâts vivants pour pêcher. Malgré la promesse d’accompagnement de l’industrie tenu par Véronik de la Chenelière, porte-parole du MFFP lors de l’émission Télé-Mag du 30 mars dernier, nous ne retrouvons aucune somme destinée à l’aide direct à l’industrie de la pêche blanche. L’impact économique est estimé à 42 M$ par année notamment à cause de la fermeture des centres de pêche que cela provoquera et de la diminution de la pratique de ce sport. Cela signifie donc que pour chaque million investi par le gouvernement, l’industrie, elle, en perdra 42. Au bout de 5 ans, ce sont plus de 205 M$ qui auront été retirés de notre économie québécoise. – Note : J’adore le 1/42 de l’avant dernière phrase, mais la phrase «Au bout de 5…» punch moins. Je suis poche parce que j’ai pas de suggestion juste cet opinion plate 

Contrecœur, le 24 mars 2017

Rédaction
Le Devoir
1265, Berri, 8e étage
Montréal (Québec) H2L 4X4

Bonjour,

La présente fait suite à votre lettre d’opinion* du 23 mars dans Le Devoir : « Interdire les poissons-appâts vivants, une décision difficile mais nécessaire »

Une décision difficile… Pour qui ?

Pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) qui a choisi d’en faire l’annonce de façon injustement précipitée alors qu’il n’y avait aucune urgence d’agir. Pour ce même ministère qui a pris cette décision sans même valider ses suppositions avec les gens de l’industrie au préalable, se privant du même coup de données terrain tangibles.

Une décision nécessaire… Vraiment ?

Faut-il rappeler ici que le MFFP n’a aucun plan d’action pour lutter contre les poissons envahisseurs. Rappelons aussi qu’il a volontairement choisi de faire l’annonce de sa décision d’interdire l’utilisation de poissons-appâts vivants en l’associant de façon erronée au dossier de carpe des roseaux pour donner l’illusion qu’il s’attaque au problème. Résultat, une désinformation du public qui mélange maintenant les deux dossiers pourtant bien distincts. Faut-il se surprendre que vous ne fassiez pas non plus, dans votre lettre, la nuance entre l’amalgame de ces deux dossiers en considérant que les recherches du Dr Bernatchez sont financées par le MFFP.

Le regroupement menes.quebec exige le statut quo sur la pêche aux menés, le temps que la situation soit correctement analysée

Contrecoeur, 8 mars 2017 – Pour faire suite à la décision du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d’interdire l’utilisation de poissons appâts à compter du 1er avril prochain, menes.quebec, un regroupement de centres de pêche, de pêcheurs commerciaux, d'associations et de pêcheurs sportifs, exige de se faire entendre par le MFFP avant d’imposer une mesure injustifiée non fondée.

Une des raisons du mécontentement de menes.quebec est le fait que le MFFP associe de façon erronée l’utilisation de poissons vivants comme appâts à la présence problématique de poissons envahisseurs dans le fleuve Saint-Laurent comme la carpe asiatique, créant du coup une désinformation auprès du public et des médias.

« Il faut rectifier les faits. Le gouvernement a le devoir de valider ses suppositions avec les acteurs qui sont sur le terrain avant d’imposer une mesure aussi drastique qui aura des conséquences désastreuses à plusieurs niveaux », soutient M. Ronald Proulx du Centre de Pêche C.R., qui affirme qu’une telle réglementation met en péril des centaines d’emplois saisonniers de même que des centaines de milliers de permis de pêche. « Avons-nous les moyens comme société de mettre la hache dans une activité économique et touristique sous prétexte qu’on est incapable au MFFP de proposer un véritable plan d’action contre les poissons envahisseurs? », se questionne Mme Annick Sabetta du Paradis du Pêcheur, qui ajoute que cela mettra également fin à une tradition québécoise identitaire.

« Le ministère doit être cohérent et présenter un véritable plan pour se battre contre les espèces envahissantes plutôt que d’imposer des mesures comme le retrait des poissons appâts vivants qui donnent l’illusion de s’attaquer au problème », précise M. David Joly, responsable du regroupement menes.quebec. Le regroupement souhaite pouvoir discuter avec le ministre et les intervenants concernés des solutions pour conserver la pêche blanche aux menés vivants en améliorant la règlementation actuelle.

Un non sens selon l’industrie

Dans le cadre de leur travail, les pêcheurs commerciaux effectuent déjà le triage des menés par grosseur et par espèce. Lors de cette opération, ils détectent facilement les espèces envahissantes du lot. La réglementation actuelle du MFFP est à ce point boiteuse que plutôt que de détruire les espèces envahissantes lorsque détectées dans leurs filets, le ministère les force à les remettre à l'eau. « On les a dans nos filets, ce n’est pas plus dur pour nous de les jeter. Mais là, on doit les remettre à l’eau et elles continuent d’envahir », témoigne M. Jonathan Rondeau, propriétaire de l’entreprise Les Appâts Rondeau, un grossiste d’appâts vivants et morts. « Les menés sont triés plusieurs fois ici, je n’aurais aucun problème à les certifier 100 % sans danger. » Pour les utilisateurs, il ne fait aucun doute qu’il serait plus efficace comme solution de punir les pêcheurs commerciaux fautifs qui contreviennent aux règles en imposant des peines plus sévères que d’interdire l’utilisation de poissons appâts à tous.

En terminant, rappelons que l’élimination des poissons appâts va à l’encontre des autres juridictions des affluents du fleuve Saint-Laurent. Cela signifie que d’une rive à l’autre, la réglementation sera différente à certains endroits. Il ne faudra pas oublier d'avertir les poissons de ne pas franchir la frontière...

Plus de 8 000 personnes ont déjà signé la pétition pour le maintien de la réglementation en vigueur quant à la pêche aux poissons appâts vivants. Menes.quebec invite le public à se joindre au mouvement en se rendant au http://www.menes.quebec/petition.

Pour information :
David Joly, 450 401-0602
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Berthierville, le 1 mars 2017– La direction de l’Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre est consternée par l’annonce du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) de l’interdiction de l’utilisation des poissons appâts l’hiver. La vitalité de l’industrie de la pêche sportive a été mise à mal par différentes embûches au cours des dernières années et cette nouvelle mesure est une catastrophe pour la pêche sportive d’hiver sur le lac Saint-Pierre, un des sites de prédilection pour la formation de la relève pour l’ensemble de la province.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) interdira dès le premier avril 2017 l’usage des poissons appâts vivants pour la pêche sportive hivernale dans toutes les zones de pêche au Québec, avec l’objectif de prémunir le Québec contre une très théorique dispersion de maladies et d’espèces exotique aquatiques envahissantes (EAE) dans les plans et cours d’eau du Québec. Mais cette mesure réglementaire est considérée beaucoup trop draconienne en regard de l’éventail de vecteurs de propagation autres que la pêche sportive qui existe, et des pertes économiques qu’elle engendrera.

L’aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre encourage vivement les utilisateurs de poissons appâts d’aller sur le site de l’Assemblée Nationale pour signer les pétitions sur l’utilisation des poissons appâts. Celles-ci sont supporter par d’autre organisation dont l’Association de chasse et pêche de Contrecœur, la Fédération des pourvoiries du Québec, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, ainsi que de pêcheurs commerciaux de poissons appâts, est présentement active et peut être signée sur le site de l’AFC du lac St-Pierre (http://afclacst-pierre.org/petitions-poissons-appats/) ou directement sur le site de l’Assemblée Nationale.

Depuis nombre d’années, le MFFP alarme l’opinion publique avec des scénarios négatifs, même si aucune étude ne démontre que l’utilisation des poissons appâts est concernée, et qu’aucune étude de risques sur les probabilités que des problèmes surgissent n’a été présentée. En contrepartie, les retombées économiques qui découlent de l’usage des poissons appâts sont extrêmement importantes, que ce soit directement par le commerce des millions de poissons appâts qui s’effectue au Québec, ou pour l’imposante quantité de jours-pêche qu’ils génèrent. Il est clair que l’industrie souffrira d’une nouvelle interdiction, alors que les ventes de permis de pêche ont chuté drastiquement depuis la hausse de leur prix d’une dizaine de dollars survenue il y a deux ans.

Pour l’Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre, l’encadrement réglementaire existant concernant l’utilisation des poissons appâts, leur transport, leur importation, ainsi que le zonage appliqué aux ensemencements sont suffisants afin de limiter le potentiel de la pêche sportive comme vecteur de propagation d’espèces envahissantes au Québec.

Source :
M. Stéphane Marin
Directeur Général
Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre
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Tél. : 450 836-2413

Contrecoeur, le 24 février 2017 - Les distributeurs et détaillants de poissons appâts se sont regroupés pour faire une pétition et un site Internet qui à pour but de contrer l'information à sens unique du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur la pêche, la distribution, la vente et l'utilisation des poissons appâts au Québec. Le sondage dirigé du Ministère qui associe les poissons appâts aux espèces aquatiques envahissantes et le site même du ministère qui dépeint l'industrie des menés comme principal responsable de l'introduction des espèces envahissantes est davantage de la démagogie plutôt qu'une tentative d'information objective pour le public néophyte.

Nous dénoterons via nos communications certaines pratiques absurdes et nous nous interposerons entre les informations que nous jugeons fallacieuses et la vérité sur le terrain.

Nous démontrerons les impacts de l'acharnement d'un organisme gouvernemental sur une industrie sans prendre en considération les impacts économiques et psychologiques sur les gens qui en vivent et leurs familles.

Nous estimons aussi qu’il serait plus efficace d’imposer des peines plus sévères aux contrevenants aux règlements déjà en place plutôt que d’alourdir la réglementation ou interdire l'utilisation des poissons appâts.

Toutes les autres juridictions des affluents du fleuve Saint-Laurent sont aux prises avec les mêmes problèmes environnementaux que le Québec mais c'est seulement ici qu'on associe la propagation des espèces envahissantes et les pathogènes susceptibles d'affecter les poissons du Québec à l'industrie de la pêche sportive. Partout ailleurs, l'approche est d'informer les pêcheurs et d'imposer une règlementation claire sur le transport et l'utilisation des poissons appâts.

Nous souhaitons que le ministère réalise que l'industrie veut et peut être un partenaire extraordinaire dans la détection et dans la lutte aux espèces envahissantes dans nos cours d'eaux. Notre présence sur le terrain nous permet de constater les changements, d'être des acteurs de changements en retirant les espèces envahissantes de nos cours d'eau. Personne n'est plus présent sur le terrain que les pêcheurs commerciaux de menés pour fournir de l'information pertinente sur les changements dans les communautés piscicoles.

La tradition de la pêche aux menés vivants est trop importante pour rester à rien faire. Si nous n'agissons pas maintenant les générations futures ne verront jamais le dandiment de leurs brimbales en profitant d'être à l'extérieur tout en contribuant à la vie sociale et économique de leurs communautés.

Pour communiquer avec nous :
info@menes.quebec