CORPORATION DE GESTION ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PÊCHE SPORTIVE AU LAC SAINT-PIERRE

Berthierville, le 1 mars 2017– La direction de l’Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre est consternée par l’annonce du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) de l’interdiction de l’utilisation des poissons appâts l’hiver. La vitalité de l’industrie de la pêche sportive a été mise à mal par différentes embûches au cours des dernières années et cette nouvelle mesure est une catastrophe pour la pêche sportive d’hiver sur le lac Saint-Pierre, un des sites de prédilection pour la formation de la relève pour l’ensemble de la province.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) interdira dès le premier avril 2017 l’usage des poissons appâts vivants pour la pêche sportive hivernale dans toutes les zones de pêche au Québec, avec l’objectif de prémunir le Québec contre une très théorique dispersion de maladies et d’espèces exotique aquatiques envahissantes (EAE) dans les plans et cours d’eau du Québec. Mais cette mesure réglementaire est considérée beaucoup trop draconienne en regard de l’éventail de vecteurs de propagation autres que la pêche sportive qui existe, et des pertes économiques qu’elle engendrera.

L’aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre encourage vivement les utilisateurs de poissons appâts d’aller sur le site de l’Assemblée Nationale pour signer les pétitions sur l’utilisation des poissons appâts. Celles-ci sont supporter par d’autre organisation dont l’Association de chasse et pêche de Contrecœur, la Fédération des pourvoiries du Québec, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, ainsi que de pêcheurs commerciaux de poissons appâts, est présentement active et peut être signée sur le site de l’AFC du lac St-Pierre (http://afclacst-pierre.org/petitions-poissons-appats/) ou directement sur le site de l’Assemblée Nationale.

Depuis nombre d’années, le MFFP alarme l’opinion publique avec des scénarios négatifs, même si aucune étude ne démontre que l’utilisation des poissons appâts est concernée, et qu’aucune étude de risques sur les probabilités que des problèmes surgissent n’a été présentée. En contrepartie, les retombées économiques qui découlent de l’usage des poissons appâts sont extrêmement importantes, que ce soit directement par le commerce des millions de poissons appâts qui s’effectue au Québec, ou pour l’imposante quantité de jours-pêche qu’ils génèrent. Il est clair que l’industrie souffrira d’une nouvelle interdiction, alors que les ventes de permis de pêche ont chuté drastiquement depuis la hausse de leur prix d’une dizaine de dollars survenue il y a deux ans.

Pour l’Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre, l’encadrement réglementaire existant concernant l’utilisation des poissons appâts, leur transport, leur importation, ainsi que le zonage appliqué aux ensemencements sont suffisants afin de limiter le potentiel de la pêche sportive comme vecteur de propagation d’espèces envahissantes au Québec.

Source :
M. Stéphane Marin
Directeur Général
Aire faunique communautaire du lac Saint-Pierre
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