Improvisation économique ayant pour titre : Comment faire perdre 205 M$ au Québec

Durée : 5 ans
Nombre de joueurs : Un groupuscule gouvernemental

Contrecœur, 3 avril 2017 – Dans son budget de 2017, le gouvernement provincial a annoncé l’octroi de 5 M$ sur 5 ans, à raison de 1 M$ par année, pour le développement de la pêche sportive au Québec via le Ministère du Tourisme. Si, en apparence, cette annonce devrait réjouir l’industrie de la pêche blanche, il n’en est rien. Pourquoi? Parce que ces sommes sont loin d’être suffisantes pour palier les conséquences économiques désastreuses liées à la nouvelle règlementation imposée depuis le 1er avril par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d’interdire l’utilisation de poissons appâts vivants pour pêcher. Malgré la promesse d’accompagnement de l’industrie tenu par Véronik de la Chenelière, porte-parole du MFFP lors de l’émission Télé-Mag du 30 mars dernier, nous ne retrouvons aucune somme destinée à l’aide direct à l’industrie de la pêche blanche. L’impact économique est estimé à 42 M$ par année notamment à cause de la fermeture des centres de pêche que cela provoquera et de la diminution de la pratique de ce sport. Cela signifie donc que pour chaque million investi par le gouvernement, l’industrie, elle, en perdra 42. Au bout de 5 ans, ce sont plus de 205 M$ qui auront été retirés de notre économie québécoise. – Note : J’adore le 1/42 de l’avant dernière phrase, mais la phrase «Au bout de 5…» punch moins. Je suis poche parce que j’ai pas de suggestion juste cet opinion plate 

« L'élimination de la pêche aux menés vivants sonne le glas de la pêche blanche tout comme ce fût le cas au Lac Memphrémagog et au Lac Brome », indique M. David Joly, président de Menés.quebec. Cette règlementation affectera directement la pêche dans le fleuve Saint-Laurent, la relève chez les pêcheurs et la pêche d’hiver. Une absurde incohérence selon Menés.quebec puisque dans son budget, le gouvernement dit justement vouloir maintenir une offre de pêche de qualité et de la promouvoir en ajoutant que les sommes serviront au développement de la pêche dans le fleuve Saint-Laurent, à la relève chez les pêcheurs et à la pêche d’hiver. « Voilà un bel exemple de l’improvisation économique et écologique de cette décision », conclut M. Joly.

Rappelons que Menés.quebec est un regroupement de centres de pêche, de pêcheurs commerciaux, d'associations et de pêcheurs sportifs qui souhaite pouvoir discuter avec le ministre et les intervenants concernés des solutions pour conserver la pêche blanche aux menés vivants, car de véritables solutions où tous seraient gagnants, il y en a. Il suffirait de pouvoir en discuter.

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