Une chose et son contraire : La gestion du risque

Les responsables du ministère estiment que la possibilité de dispersion des poissons-appâts vivants dans le fleuve est un facteur de risque qu’ils ne veulent pas gérer, mais ils affirment du même coup que les individus de carpe de roseau peuvent se déplacer jusqu’à 1 000 km. Or, il n’en est rien puisque le plus grand déplacement de carpe de roseau enregistré en Amérique du Nord-est de seulement 105 km (65 milles) entre l’Ohio et Pointe Pelee en Ontario.

Il est donc raisonnable d’assumer que SI un alevin était découvert et qu’il s’avérait qu’il se soit déplacé au sein même du circuit fermé du fleuve où il se trouve déjà dans les zones 7, 8 et 25 dans laquelle il ne pourrait pas voyager plus de 240 km ce qui représente la distance entre la frontière ontarienne du fleuve Saint-Laurent et la ville de Trois-Rivières.

Il resterait donc à l’intérieur des limites qu’il serait en mesure de parcourir naturellement. Ajoutons à cette équation le fait que les poissons-appâts doivent être triés, qu’ils sont utilisés comme appâts et que les pêcheurs doivent disposer des appâts non utilisés de façon sécuritaire nous obtenons un risque de dispersion nul selon les propres informations du ministère.

Les bases fondamentales d’une saine gestion des ressources et des utilisateurs n’a pas été appliquée dans la décision visant à interdire la pêche aux poissons-appâts vivants qui met en péril le précieux équilibre entre la gestion des ressources halieutiques et les besoins des utilisateurs. Il est possible de prendre tous les éléments factuels en considération pour prendre une décision plus équitable et optimale pour le Québec.

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