Correction : Il n’y aura pas d’impacts sur la pêche blanche

Les centres de pêche et les pourvoiries ne font pas ce combat pour le plaisir. Ce sont des professionnels qui servent leurs clientèles de pêche blanche depuis des décennies et qui la connaissent. Si une alternative était viable, tous seraient en train de se préparer à la prochaine saison sans se soucier de leur fermeture imminente. Il est important de regarder où se situent les principaux lieux de pêche blanche. La région du Haut-Richelieu se trouve à quelques minutes de ses voisins américains où la pêche aux appâts vivants sera toujours permise. La région de Vaudreuil-Soulanges est à 20 minutes d’auto de l’Ontario où la pêche aux poissons-appâts vivants sera toujours permise et l’Outaouais se trouve à quelques pas de l’Ontario sur sa rivière où la pêche aux menés vivants sera permise. Les pêcheurs d’hiver ne changeront pas leurs habitudes traditionnelles efficaces pour les troquer pour des techniques de pêche inefficaces. Nous assisterons à un exode des clientèles qui n’auront qu’à faire quelques minutes de route de plus pour pratiquer cette activité familiale et seront reçues à bras ouverts par les centres de pêche américains et ontariens. L’économie des régions québécoises touchées se trouvera dévastée en pleine saison d’hiver.

Il est à noter qu’il s’est perdu 55 000 permis de pêche en 2 ans au Québec passant de 772 000 en 2014 à 711 000 en 2016. Pourtant nous assistons à une hausse du nombre de permis chez nos voisins limitrophes de l’Ontario dont le nombre de permis est passé de 900 000 en 2014 à 1 200 000 en 2016 comprenant 432 000 permis pour les non-résidants. Le Québec en compte près de 10 fois moins avec seulement 44 000 permis.

Cette diminution du nombre de permis ne fera que s’accentuer au cours des prochaines années si l’interdiction de la pêche aux menés vivants est maintenue. Ce type de restrictions ne fera que nuire aux efforts du ministère de stimuler la relève auprès des pêcheurs dont la contribution économique n’est plus à démontrer. Sans compter que l’on parle ici d’un type de pêche qui interpelle justement particulièrement les familles.

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