Correction : Les pêcheurs d’hiver vont s’adapter comme l’ont fait ceux du Saguenay

Chaque type de pêche et chaque région offre ses particularités. Les comparaisons faites par le ministère en insistant sur le fait que les pêcheurs du fleuve dans les régions 7, 8 et 25 vont pouvoir adapter leurs techniques de pêche à celle des gens du Saguenay. En fait, comparer deux biodiversités dans des habitats dont les poissons de fourrage (nom que l’on donne aux poissons qui servent d’alimentation aux prédateurs) sont si différents pour la pêche blanche démontre à quel point ils sont de mauvaise foi. Les pêcheurs d’hiver du fleuve pêchent le doré, la perchaude et le brochet dans des profondeurs de 6 à 30 pieds dans un écosystème avec plus de 78 espèces présentes dont une vingtaine forment la base fondamentale de l’alimentation. Il est intéressant de noter que le gobie à tache noire qui est une espèce envahissante introduite par les eaux de ballast est maintenant intégré dans la chaîne alimentaire du fleuve. Tandis que les pêcheurs du Saguenay pêchent de l’éperlan pour manger et pour s’en servir comme appât frais pour les autres espèces (le sébaste, l’ogag, la morue et le turbot) en eaux très profondes (jusqu’à 300 pieds) dans une eau saumurée (salée). On utilise donc l’éperlan, qui est le poisson de fourrage servant de base alimentaire, y compris pour le doré et de perchaude qui s’y pêchent.

De plus, la pêche sur le fleuve se fait à l’extérieur tandis qu’au Saguenay, tout comme aux petits poissons des chenaux, la pêche s’effectue à l’intérieur des cabanes à la dandinette.

Pour communiquer avec nous :
info@menes.quebec